Le N°5, un manifeste artistique

Publié le 26 Mai 2013

Après l’exposition sur Yves Saint Laurent au Petit Palais en 2010, celle de Louis Vuitton & Marc Jacobs au musée des Arts Décoratifs en 2012, c’est au tour de Chanel de succomber à la tendance du story telling au travers d’une rétrospective sur un des parfums les plus vendus au monde : le Chanel N°5.

C’est ainsi que se tiendra du 5 mai au 5 juin au Palais de Tokyo l’exposition « N°5 Culture Chanel » qui révèle l’essence artistique de ce mythique parfum.

Tout commence par une histoire d’amour entre Boy Capel et Gabriel Chanel ou plutôt par la perte de cet être cher lors d’un accident de voiture en 1920. Brisée par le chagrin et le deuil, Gabrielle Chanel va imaginer un parfum d’éternité, comme une réminiscence, un souvenir sublimé attaché aux signes et aux chiffres, une passion commune par les deux amants.

Le N°5, un manifeste artistique
  • Le N°5 un flacon avant-gardiste

L’habillage du N°5 est des plus rigoureux : un flacon carré au tracé net dont les contours rappellent avec finesse les flasques de voyage en métal comme celles des trousses de toilette masculines ou encore les flasques de Whisky le tout dans un esprit cubiste.

  • Le N°5 un nom emblématique

Lorsque Chanel lance son premier parfum, elle choisit une esthétique d’étiquette les plus radicales et un intitulé des plus sobres (ou plutôt un numéro de matricule) : le chiffre 5 dont elle a fait très tôt dans sa vie un porte bonheur. Ce chiffre qu’elle choisit et affectionne tant sera également celui des dates du lancement de ses collections souvent fixées au 5 février ou au 5 août.

  • Le N°5 un sillage indéfinissable

Contrairement aux parfums en vogue à l’époque, Chanel ne veut pas reproduire l’odeur d’une fleur : « je veux un parfum qui soit un composé », demande-t-elle en 1921 au nez Ernest Beaux. C’est ainsi, qu’en associant l’aldéhyde, une molécule de synthèse à des matières premières nobles telles que le jasmin et la rose que le parfumeur va élaborer le premier parfum « qui est une abstraction, une effluve indéfinissable ». Avec un départ hespéridé, ce jus vient s’inscrire dans la famille des floraux aldéhydés.

De haut en bas : L’Essence de Dali, Philippe Halsman 1954, tirage argentique – Andy Warhol, 1997 -  Marilyn Monroe se parfumant avant la première de «  La chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams en 1955 - Publicité avec Nicole Kidman, égérie de la marque de 2004 à 2008.
De haut en bas : L’Essence de Dali, Philippe Halsman 1954, tirage argentique – Andy Warhol, 1997 -  Marilyn Monroe se parfumant avant la première de «  La chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams en 1955 - Publicité avec Nicole Kidman, égérie de la marque de 2004 à 2008.
De haut en bas : L’Essence de Dali, Philippe Halsman 1954, tirage argentique – Andy Warhol, 1997 -  Marilyn Monroe se parfumant avant la première de «  La chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams en 1955 - Publicité avec Nicole Kidman, égérie de la marque de 2004 à 2008.
De haut en bas : L’Essence de Dali, Philippe Halsman 1954, tirage argentique – Andy Warhol, 1997 -  Marilyn Monroe se parfumant avant la première de «  La chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams en 1955 - Publicité avec Nicole Kidman, égérie de la marque de 2004 à 2008.

De haut en bas : L’Essence de Dali, Philippe Halsman 1954, tirage argentique – Andy Warhol, 1997 - Marilyn Monroe se parfumant avant la première de « La chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams en 1955 - Publicité avec Nicole Kidman, égérie de la marque de 2004 à 2008.

Publié dans #art et beaute

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Commenter cet article

natieak 27/05/2013 21:20

Marilyn elle reste divinement associée à Chanel 5 :)