Une belle découverte : la Maison Oriza L. Legrand

Publié le 22 Avril 2013

Une belle découverte : la Maison Oriza L. Legrand

En me promenant dans les rues de Paris par ce beau samedi ensoleillé j’ai fait une très belle découverte : La maison Oriza L. Legrand. Cette maison a ouvert ses portes il y a environ deux semaines au 18 rue Saint-Augustin dans le 2e arrondissement, mais ce n’est pas pour autant une nouvelle marque de parfums. Oriza L. Legrand date de 1720, une belle histoire de renaissance qui commence !

Une belle découverte : la Maison Oriza L. Legrand

C’est donc en 1720 que Fargeon aîné (à ne pas confondre avec Jean-Louis Fargeon, son cousin) donne naissance à la Maison Oriza. Au départ, la Maison proposait des crèmes et poudres à base de riz, notamment pour entretenir la beauté et la jeunesse éternelle de Ninon de Lenclos. D’ailleurs, le nom Oriza vient de la variété de riz (Oryza sativa) qu’employait Fargeon aîné pour ses cosmétiques. Oriza proposait également une fragrance destinée à Louis XV, son premier client. Puis en 1811, Louis Legrand repris la Maison et proposa à partir de cette date des créations parfumées. La Maison Oriza L. Legrand a connu ses heures de gloire au début du XXe siècle. Cette belle maison disparut dans les années 30, période pendant laquelle les maisons de parfumerie ont beaucoup souffert de la crise de 29 et des événements du XXe siècle. Il faut savoir que cette maison, outre ses clients prestigieux tels que Louis XV ou Ninon de Lenclos, est aussi célèbre pour ses innovations : elle fut la première à proposer des parfums sous forme solide, les concrètes, qui ont fait l’objet d’un dépôt de brevet, et à proposer, ce qu’on appelle aujourd’hui, des « produits complémentaires » (savon, crème, poudre, maquillage).

Une belle découverte : la Maison Oriza L. Legrand

Franck Belaiche est tombé amoureux de l’histoire et du patrimoine exceptionnels de cette maison, à laquelle il a voulu lui redonner ses lettres de noblesse. A l’heure d’aujourd’hui, quatre fragrances sont proposées : Œillet Louis XV, Déjà le printemps, Rêve d’Ossian et Relique d’Amour. Franck Belaiche explique que ces parfums datant des années 1900 ont été retravaillés pour les remettre au goût du jour tout en gardant l’esprit originel (car les parfums du XIXe et du XXe siècle ne plaisent pas forcément aujourd’hui et que malheureusement certains ingrédients utilisés sont aujourd’hui interdits). Ce qui m’a frappé en sentant ces fragrances, c’est leur capacité à faire renaître des émotions et d’évoquer réellement une situation comme un lieu ou un sentiment. Pour moi, c’est le but ultime d’une fragrance ; la mémoire olfactive est très importante et les parfums sont là pour nous faire revivre certaines émotions passées, de nous replonger dans un moment marqué par une senteur. Les fragrances de la Maison Oriza L.Legrand respectent entièrement ce principe, comme par exemple, lorsque j’ai senti Relique d’Amour dont le descriptif est le suivant :

« La chapelle abandonnée d'une abbaye cistercienne.

La pierre froide des murs suintants et moussus.

L'encaustique du tabernacle de l'autel et des boiseries richement sculptées.

L'huile de lin du tableau humide.

L'encens et la myrrhe encore perceptibles.

… »

j’étais vraiment plongée dans une chapelle, je sentais cette odeur d’humidité, froide et chaude en même temps, j’avais tous les éléments d’une chapelle qui m’entouraient : le bois, la mousse, l’encens...

Apparemment, d’autres fragrances vont bientôt sortir ainsi que des produits complémentaires. De plus, la petite boutique est vraiment sympa ; une ambiance classique-vintage avec, en plus des parfums, des vêtements avec « le vestiaire chic masculin de PHILIPPE GABER » (http://www.philippegaber.com/) et « des accessoires uniques, chics, un rien rétro et décalés de Des Biches & Des Cerfs » (http://desbichesetdescerfs.com/). Un gros coup de cœur pour cette « nouvelle » Maison !

Rédigé par Toute la beauté de vous à nous...

Publié dans #actualites

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